publié : Le 27 Mai 2010 à 10:44 , par new-star

Nouvelle Star 2010 : Un prime grandiose, des prestations à couper le souffle… mais Benjamin quitte le jeu !

Quelles surprises, bonnes comme mauvaises, nous réserve ce prime ? Comme chaque mercredi, Virginie Guilhaume nous accueille sur le plateau de la Nouvelle Star pour un prime au sommet qui nous présentera les cinq meilleurs candidats, parmi les milliers qui ont postulé aux quatre coins de la France !

C’est sur le so kitsch titre du groupe Abba, Gimme Gimme Gimme, que Luce, Ramon, Lussi, Benjamin et François ouvrent la danse.
Benjamin entre ensuite en piste sur la chanson This Love, du groupe Maroon 5 : le chouchou du public nous fait partager son sens du swing, du groove, malgré un souci de respiration dans son interprétation qui hâche malheureusement les paroles de ce tube. Au final, le jury est indécis : les 2 rouges (Marco Prince et Philippe Manœuvre) s’opposent aux 2 bleus de Lio et André. « Il pompait de l’adrénaline : ça m’a fait penser aux drogues que prennent certains pour tenir toute la nuit en boîte », caricature Manœuvre, quand Lio l’implore de ne pas tenir compte de l’avis peu mesuré de son homologue : « Je t’en supplie, n’écoute pas ça ! C’est terrible d’écouter un truc pareil. Je rêverais d’avoir un enfant qui fait de la musique et qui la fasse comme toi », complimente Lio qui souligne encore une fois sa grâce.
Ramon lui succède : après avoir chanté en français la semaine dernière, héritant de 4 bleus, il renouvelle l’expérience risquée… Cette semaine, c’est Les Champs Elysées, le classique de Joe Dassin, qu’il présente avec énergie au public de Baltard. Une version plus rock, avec une basse qui se fait entendre avec insistance, revisitée par un Ramon très en forme. Qu’en dira le jury ? 100% bleus pour le latin lover ! « Tu étais à côté de la plaque, mais tu l’as fait avec une telle énergie et une telle joie », commente Lio. « On aurait dit Yvette Horner quand elle faisait du punk avec son accordéon : il l’a fait avec un tel enthousiasme en bombant le torse ! », ponctue Dédé, soulignant qu’il ne comprenait rien à ce qu’il chantait. Mais qu’à cela ne tienne… Obtenir 4 bleus est la plus belle des récompenses pour Ramon.
François vient remettre un peu de douceur dans ce monde de rock ! Il s’approprie le titre Un homme heureux de William Sheller. Un émouvant piano-voix en toute simplicité, dans le silence d’un Baltard époustouflé par son interprétation de cette émouvante balade. Lio est tout simplement au bord des larmes et c’est sur une ovation du public qu’il prononce les dernières syllabes des paroles de cette chanson qui lui tient particulièrement à cœur. Carton plein pour François avec 4 bleus. « J’ai adoré parce qu’il l’a fait avec toute la subversion qu’ont les gens amoureux… », dixit Lio, bouleversée par tant de sincérité.
Lussi prend place sur la scène pour proposer un titre qui appartient totalement à son répertoire déluré : Les histoires d’A, des Rita Mitsouko… Une forme de folie s’empare du plateau : ça hurle, ça part dans les aigus… et un peu dans tous les sens ! Le côté déjanté du groupe est joliment recréé par Lussi. Et c’est une pluie de bleus qui s’abat sur elle : « Je pense que si Catherine Ringer regardait Lussi, ce soir, elle l’adopterait. Tu as pris la relève. Tu étais une digne disciple et tu oses tout ! », ovationne Lio, qui ne tarit pas compliments au sujet de celle son alter-ego made in Nouvelle Star.

Après avoir traversé le dernier prime sans la moindre encombre avec 4 bleus sur chacune de ses deux apparitions sur scène, Luce parviendra-t-elle à réitérer l’exploit ? C’est sur le mythique Miss You des Rolling Stones qu’elle se lance seule, face au jury, dans l’arène de Baltard. Mais Luce nous a tellement habitués à donner bien plus sur scène que sa prestation de ce soir, bien qu’exceptionnelle, paraît quelque peu en-deça de ce que la jolie rousse nous offre habituellement. Un avis partagé par le jury puisque la vague bleue connaît un coup d’arrêt avec les deux rouges de Marco Prince et Philippe Manœuvre : « Chanter en anglais, ça nécessite un minimum de musicalité », reproche Marco Prince, quand Manœuvre déplore qu’elle ne se soit pas plus lâchée.
Deuxième salve de titres pour nos cinq candidats toujours en compétition : Benjamin choisit un titre à contre-emploi, avec Jardin d’Hiver, d’Henri Salvador. Mais serait-on à la Star Ac’ ? On tombe presque dans le pathos, dans le mièvre… Rien de franchement passionnant. Les minutes se font longues. Qu’en a pensé le jury ? Eh bien c’est un plébiscite avec du bleus de bout en bout : « Benjamin nous présente une version un peu féérique. Il a fait une belle prestation, je ne peux que lui mettre un bleu. Je ne boude pas mon plaisir », commente André. Benjamin ne pouvait pas espérer mieux pour boucler sa soirée.

Ramon,
de son côté, joue le tout pour le tout en misant sur Imagine de John Lennon… Choix difficile car on ‘imagine’ que le jury sera particulièrement sévère dans la notation sur ce titre culte, mythique, incontournable, voire intouchable du Beatles. Tout le monde voit bleu, sauf Lio qui ne mâche pas ses mots : « A un moment donné, tu m’as massacré Joe Dassin, j’ai trouvé ça très drôle. Là, tu massacres John Lennon et je ne trouve pas ça drôle du tout : j’ai trouvé ça putassier ». Putassier ? Définition : Qui rappelle les manières des prostituées. Pas mieux ! Merci Lio.

François
s’empare de la scène de Baltard pour la seconde fois de la soirée avec Smoke on the water de Deep Purple. Du rock qui dépote envahit la scène de Baltard, avec une Lio qui bouge dans tous les sens, telle Alexia Laroche-Joubert dans la Star Academy. Dans son ensemble, le jury semble conquis, mais comment ne pas l’être : une voix au top, une énergie inqualifiable, et un public à ses pieds… La prestation est tout simplement mémorable. François en rêvait, le jury l’a fait : quatre bleus… Soit un sans faute, ce soir ! « Il s’est attaqué à un monument du rock et il y a mis du Fred Astaire, et ça, c’est un tour de force ! », s’enthousiasme Lio.

Lussi a décidé de jouer sa qualification sur des titres qu’elle affectionne tout particulièrement. Après Les Histoires d’A, voilà que la séduisante brune s’approprie avec génie Glory Box de Portishead : glamour, émotion et douceur exultent de Lussi… On se laisse porter volontiers par cette jolie interprétation que chacun savoure pour son authenticité. L’excellente réalisation n’est sans doute pas étrangère à ce séduisant résultat. Un moment d’intimité exceptionnel. Le jury sera-t-il emballé ? Trois bleus se confrontent au rouge d’André. « Pour moi, c’est juste le plus grand moment, la prestation la plus extraordinaire que je n’ai jamais vue à la Nouvelle Star. Je suis bouleversée et ne comprends pas le bleu d’André ! », déclare Lio, congratulant Lussi. Vient l’heure des explications d’André Manoukian : « Ce qui m’a manqué, c’est le blues au niveau de la voix », déplore Dédé, s’attirant les foudres de Philippe Manœuvre.
Pour Luce, c’est un titre à contre-emploi qui va la représenter à quelques minutes du décompte qui scellera le sort des candidats, puisqu’elle reprend Gigi l’amoroso, le standard de Dalida. Et pourtant, dans cet exercice, son sens inné du spectacle, de la comédie et de la mise en scène lui permettent dr proposer une performance complète… avec l’accent italo-égyptien de Dalida en supplément ! Elle se lance même dans un numéro d’actrice émouvant : André, Lio et Marco offrent une standing ovation à Luce, qui obtient quatre bleus.
« La façon dont vous gérez les modulations, c’était vraiment très beau », . Mais au-delà de ça, pour André, c’est le fait de captiver l’audience en chantant ce titre au premier degré qui relève de l’exploit. On attend l’avis de Lio à qui Luce a même arraché quelques larmes : « Y’avait une Fellini : rien n’était surjoué, tout était dans l’émotion pure. C’était d’une délicatesse, c’était extraordinaire, Luce. Un instinct pareil, ça laisse sans voix, c’est incroyable. »

Et pourtant, Luce, comme tous les autres candidats, est en danger ce soir : c’est le public qui a voté tout au long de la soirée… Et l’heure du verdict a sonné : c’est l’une des grosses surprises de ce prime time, c’est Benjamin qui est éliminé par le public. Il ne sera pas la Nouvelle Star 2010, lui qui figurait parmi les grands favoris depuis le premier prime time. Les jurés semblent très remontés face à la décision du public : peut-être misaient-ils sur le départ de Ramon…

Ils ne sont plus que quatre : Luce, Lussi, François et Ramon. Mais qui sortira grand vainqueur de cette compétition acharnée, et remportera un album produit chez Sony/BMG ? Toutes les certitudes sont tombées car les grands favoris s’en vont les uns après les autres… Le suspense restera décidément intégral jusqu’à la dernière minute !
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