Bio -
Il a trouvé sa place. Après s'être révélé en 2003 via " La Nouvelle Star " et deux albums plébiscités par le grand public, Thierry Amiel est de retour avec " Où vont les histoires ? ". Soit un disque aux accents à la fois folk et acoustiques en partie porté par un répertoire exceptionnel, celui de la chanteuse canadienne Sarah McLachlan. On y reviendra.
Pour l'heure, place à la chanson d'ouverture donnant son titre à l'album, un premier single écrit par Didier Golemanas et composée par Rémi Lacroix. " Un titre dans la lignée de la grande chanson française classique, mes premières amours " convient Thierry Amiel. Difficile de lui donner tort, tant l'amplitude de sa voix fait ici merveille, tout comme dans " Celui qui... ", une balade aux mots ciselés par sa complice Axelle Renoir.
Après ces deux introductions idéales, la suite du disque est consacrée aux compositions de Sarah McLachlan adaptées en Français tour à tour par Thierry Amiel et la même Axelle Renoir. Pour ceux qui l'ignoreraient encore, Sarah McLachlan est non seulement l'une des grandes figures de la scène folk anglo-saxonne mais aussi la fondatrice du mythique festival " Lilith Fair ". " Je l'ai découvert il y a quelques années lors d'un concert privé à Paris, se souvient-il. Tout m'a plu chez elle: sa voix, ses mélodies, ses chansons. Même si je n'ai pas osé aller lui parler... "
Il est comme ça, le marseillais d'origine Thierry Amiel : un timide qui possède pourtant la force de ceux qui sont décidés à aller jusqu'au bout de leurs idées, de leurs passions. Ainsi, avec la complicité d'Axelle Renoir, ils se sont laissé aller à imaginer des textes en Français sur les musiques de la canadienne, à monter des histoires à partir de simples émotions. A l'image d' " Answer " devenu pour l'occasion " Je voudrais comprendre ", une complainte écologiste sans chichis mal venus ni leçons assénées. Thierry Amiel explique: " J'ai eu envie de parler de ma vision de la vie, de mes peurs, des rapports entre les hommes, de son évolution... "
Réorchestrées pour l'occasion, ces fines compositions servent ainsi d'écrin de cordes grattées, pincées et frappées au timbre si particulier de Thierry Amiel, à son lyrisme naturel et à sa sensibilité exacerbée. Et lorsque ces chansons leur paraissaient inadaptables, ils ont préféré les laisser quasi telles quelles, à l'image de ces " Sweet Surrender " et " Dear God " qui closent l'album. Un disque atypique au fil rouge évident : une voix limpide, unique. C'est lui qui en parle le mieux : " Dans ma vie, j'ai l'impression d'avoir autant chanté que dormi, raconte-t-il. Je me suis toujours amusé à travailler ma voix, à essayer d'aller au delà de mes possibilités. " A aller, aussi, au bout de ses envies.